_ ceux qui, dés la parution du nouveau numéro, recommencent à dire : "je suis pour la liberté de la presse, MAIS ....."

_ ceux qui s'en prennent à des Mosquées, ou à des hommes uniquement parce qu'ils sont musulmans, juifs, bronzés, homosexuels, ou même cons ...

 

Charlie, c'était avant tout des mômes, des lycéens, qui disaient des conneries, et revendiquaient le droit de le dire. Des sales gosses ? Mais de braves gosses quand même. Car leurs valeurs étaient avant tout humanistes. Et c'est ça qui fait toute la différence. L'intention. L'intention et le talent. Oui, ce sont ces deux éléments qui distinguent à coup sûr l'injure du trait d'humour. L'injure de l'irrévérence. L'injure de la nécessaire satire.
Car Charlie, moi, me faisait rire. Et si c'est le décalage qui provoque le rire, alors certes, ils avaient compris ce que c'est que l'humour.
Car la satire est nécessaire. C'est l'essence même d'une république : l'existence de contre-pouvoirs et la possibilité de la critique. L'existence d'un journal comme Charlie est la preuve, une condition nécessaire et suffisante, que nous vivons dans un pays libre.

Alors les gens ont été choqués et se sont mis en colère. Parce qu'on s'attaquait à leur "gamins" et à des innocents, chez eux, avec des revendications ouvertement guerrières. Parce que des gens sont mort en défendant leurs idées, et qu'en France, on aime les idées. Que la cause soit plus profonde ? Sur le moment, on s'en fout ! Lorsqu'on est attaqué chez soit, on réagit, cela me parait plutôt sain et normal. Parce que les français ont une grande gueule. Et tant mieux. Rajoutez à cela un slogan, des médias .... et voilà ...

Après, les médias vendent leur pain, les politiques récupèrent ... chacun est dans son rôle. ... et certains le dénoncent ! (Charlie l'aurait fait ...)

Non, tous ces gens ne sont pas Charlie. Charlie, au milieu de cette foule, cela aurait peut-être été un gamin avec une pancarte " Allahou akbar !" ... dans la déconne et la provoc' jusqu'au bout ... mais il aurait aussi rajouté "certes, mais il a une toute petite bite", parce que pour dégommer des innocents non armés à la kalachnikov, il ne faut décidément pas avoir de couilles ...

Et je le redis : pour moi, l'acte de résistance, c'est avant tout de re-publier ces caricatures tant polémiques.
Ne brandissons jamais que nos crayons.

"